Retour à www.bahai.com

1- 800 - 22 - UNITE

Pour plus d'information sur la Foi Bahá'íe aux Etats Unis

Bienvenue à la  revue LES BAHÁ'ÍS-- hébergé par www.bahai.com

Un regard sur la Communauté Mondiale de la Foi Bahá'íe

Précédente Accueil Suivante


A propos de :

La Revue Les Bahá'ís


Accueil :
Page de Couverture

Sommarie : Sommario
bullet.gif (837 bytes) Les Bahá'ís
bullet.gif (837 bytes) L'Unité dans la
diversité
bullet.gif (837 bytes) Bahá'u'lláh
bullet1.gif (837 bytes) Religion, éthique et
société
bullet1.gif (837 bytes) Les principes
spirituels
bullet1.gif (837 bytes) Un système 
d'organisation
mondiale
bullet1.gif (837 bytes) Le chemin parcouru
en un siècle
bullet1.gif (837 bytes) Vieux problèmes et
solutions nouvelles
bullet1.gif (837 bytes) Vers un nouvel ordre
mondial

Un mode de vie

Depuis les temps les plus reculés, la religion a constitué une dynamique de transformation personnelle et sociale. La Foi bahá'íe est une remarquable illustration de cette règle, si on observe le mode de vie des individus ou des communautés qu'elle a engendrés.

Le but essentiel de la vie est de connaître et vénérer Dieu et de contribuer à l'instauration d'une civilisation mondiale en progrès constant. C'est donc par toutes sortes d'activités menées à titre personnel, mais aussi dans le cadre familial et communautaire, que les fidèles de Bahá'u'lláh s'efforcent de remplir cet objectif.

L'unité de la famille, selon les principes de Bahá'u'lláh, est la base même de la société humaine. Pour Kimiko Schwerin, par exemple, son mariage illustre, en quelque sorte, l'unité du genre humain. Pourtant dans la société traditionnelle japonaise, le mariage avec un étranger est un tabou implicite ; un jour, au début des années 70, alors qu'elle voyageait avec son mari, en train, un Japonais d'une cinquantaine d'années s'est levé et l'a brusquement frappée au visage.

"Tous les peuples du monde, à quelque race ou religion qu'ils appartiennent, tirent leur inspiration spirituelle d'une même source céleste et sont les sujets d'un seul Dieu"    Bahá'u'lláh

"C'est parce que j'étais avec un étranger", dit Mme Schwerin, qui a grandi à Nagasaki et dirige aujourd'hui une école de langues avec son mari dans un faubourg de Tokyo, "les gens étaient à l'époque très hostiles aux mariages mixtes. Epouser un étranger était inconvenant. Mais je ne me suis pas sentie gênée pour autant, pas le moins du monde", ajoute Mme Schwerin, "cet homme m'a simplement fait de la peine avec tous ses préjugés. En tant que Bahá'íe, je pense que les mariages entre étrangers sont une bonne chose."

Les Schwerin pensent qu'un mariage mixte peut favoriser la prise de conscience des autres cultures. "Etant donné que la Foi bahá'íe n'exclut aucune race ni aucune culture, nous ne sommes pas confrontés à nombre de conflits que risque de rencontrer un Japonais qui épouse une étrangère," dit Mme Schwerin.

"Par exemple, John est issu d'un milieu chrétien alors que le mien est bouddhiste, poursuit-elle. La question de la religion dans laquelle les enfants vont être élevés pose souvent un problème dans les mariages mixtes. Comme nous croyons en une religion universelle, nous avons appris à nos enfants à les apprécier toutes."

Femme d'affaires accomplie, Mme Schwerin joue aussi un rôle actif dans la promotion de l'égalité des femmes. Elle se déplace souvent au Japon et dans les pays voisins afin de promouvoir ce principe ainsi que les autres idéaux de la Foi bahá'íe.

Quant à Primo Pacsi, ses efforts et ceux des autres Bahá'ís de Laku Lakuni, village éloigné des Andes, pour ouvrir une petite école maternelle et développer l'utilisation de serres solaires, montre comment les Bahá'ís s'efforcent de servir l'ensemble de la communauté.

L'école maternelle, ouverte à tous les enfants de Laku Lakuni, leur est une aide précieuse. S'il est vrai que le village compte déjà une école primaire publique, les enfants de cette région de haute altitude, pauvre et éloignée, sont souvent négligés pendant ces années préscolaires, considérées pourtant comme primordiales par nombre de spécialistes des sciences de l'éducation. D'où, parfois, des résultats médiocres en primaire qui les font entrer dans un cycle d'échec qui risque de les défavoriser par la suite.

L'école maternelle bahá'íe met l'accent sur les activités de groupe - tout simplement le chant, par exemple - et le résultat est significatif. "On constate une différence entre les élèves qui ont fréquenté l'école maternelle et ceux qui entrent directement à l'école primaire publique dit M. Pacsi. Ceux qui ont fréquenté l'école maternelle peuvent comprendre immédiatement l'instituteur. Et celui-ci a remarqué qu'ils apprenaient beaucoup plus vite."

L'école maternelle ne coûte pas cher. M. Pacsi, principal enseignant, occasionnellement soutenu par des dons de parents, travaille bénévolement la plupart du temps. Tenus dans un simple bâtiment en brique, les cours ne durent que quelques heures par jour.

"Au début, les enfants avaient peur de s'y rendre", dit M. Pacsi, qui a adopté la Foi bahá'íe au milieu des années 80, ils ne voulaient pas rester en groupe. "Aujourd'hui, ils adorent venir et chanter ensemble."

Maintenant, ils disent "moi, moi, moi" quand je leur apprends un nombre et pose une question. "Tout cela est lié aux enseignements de Bahá'u'lláh qui nous enjoint d'élever nos enfants et de coopérer."

M. Pacsi et ses coreligionnaires Bahá'ís ont joué un rôle déterminant dans l'utilisation des serres solaires. Mises au point par le Centre Dorothy Baker d'études sur l'environnement de Cochabamba, à 200 km de là, un centre de recherche et d'étude sur l'environnement géré par les Bahá'ís, ces serres permettent aux familles de Laku Lakuni et à d'autres communautés des hauts plateaux andins de cultiver divers fruits et légumes qui ne pourraient pas pousser autrement à de telles altitudes.

"La serre nous est vraiment très précieuse, dit M. Pacsi, le premier à en avoir construit une à Laku Lakuni, sans elle nous n'aurions pas de légumes - nous n'avons pas d'argent pour en acheter, mais grâce à elle c'est possible. On peut faire des omelettes aux tomates et aux oignons. Avant cela, mon petit garçon ne connaissait même pas l'existence des légumes. Maintenant, il cueille des tomates et les mange tout de suite dans la serre. Il sait enfin que si on plante des graines et qu'on les entretient, le fruit pousse naturellement."

"Le Médecin omniscient prend le pouls de l'humanité. Il fait le diagnostic de la maladie et, dans son incomparable sagesse, il prescrit le remède. Chaque âge a ses problèmes spécifiques... En ces jours d'affliction, le remède dont l'humanité a besoin ne peut être le même que celui nécessité pour d'autres époques. Sois attentif aux besoins de l'époque où tu vis, et concentre ta réflexion sur ses exigences et ses manques"   Bahá'u'lláh

La composition des communautés bahá'íes est loin d'être homogène et uniforme. Les Bahá'ís ne cherchent pas à se couper du monde. Les Ecrits de Bahá'u'lláh les encouragent à s'ouvrir aux autres. La plupart d'entre eux mènent, d'ailleurs, des vies qui ne se distinguent en rien de celle des populations de leur culture d'origine - excepté leur attachement profond à certains principes spirituels et sociaux.

Malgré cette diversité, les Bahá'ís peuvent maintenir leur unité et leur cohésion grâce à un système de conseils administratifs locaux, nationaux et internationaux, librement élus. Au niveau local, par exemple, les Bahá'ís élisent chaque année un conseil de neuf membres appelé Assemblée spirituelle locale (voir plus loin).

Dans toutes leurs activités, les Bahá'ís sont appelés à respecter le droit civil et à être loyaux envers leurs gouvernements respectifs. Si les Bahá'ís peuvent accepter des postes ou fonctions administratives non liés à l'appartenance à un parti, il leur est demandé en revanche de s'abstenir de toute activité politique partisane.

Lorsqu'il a commencé à étudier les enseignements de Bahá'u'lláh, dans les années 50, Stanlake Kukama, par exemple, était secrétaire local de l'ANC. "Je haïssais le blanc, dit M. Kukama qui vit aujourd'hui au Bophuthatswana, pour moi, tous les Blancs étaient des oppresseurs."

On comprend donc que, avec un tel état d'esprit, M. Kukama ait eu du mal, au début, à adopter les enseignements de Bahá'u'lláh qui met l'accent sur l'unité de l'humanité et la nécessité d'œuvrer à l'élimination de tous les préjugés raciaux - principe qui signifie que non seulement les Blancs devraient reconnaître les Noirs comme leurs égaux et leurs amis mais aussi que les Noirs devraient apprendre à vivre avec les Blancs et même à les aimer.

M. Kukama a fini par croire que cette démarche - et non le monde conflictuel de la politique - déboucherait sur un monde meilleur. Depuis, il a donc œuvré à la construction d'une communauté harmonieuse et diversifiée, capable, en temps voulu, de démontrer à tous les Sud-Africains que l'association entre des peuples de toutes races est non seulement possible mais qu'elle traduit heureusement dans les faits la réalité de l'unité des hommes à travers les différences apparentes.

Dans sa diversité, la communauté bahá'íe sud-africaine englobe aujourd'hui presque toutes les races, les groupes ethniques et les tribus qui y vivent. Plus de 90% des quelque 7 500 Bahá'ís d'Afrique du Sud ne sont pas blancs - pourcentage qui correspond approximativement à la composition de la population du pays. Les Bahá'ís sont répartis sur tout le territoire avec des communautés locales dans plus de 150 villes.

"Les querelles en Afrique du Sud sont dues à l'existence, pendant quarante ans, de l'apartheid qui préconisait la séparation ethnique", affirme M. Kukama qui est devenu maître d'école depuis son adhésion à la Foi bahá'íe. "Dans la communauté bahá'íe, quelle que soit la tribu ou la race à laquelle nous appartenons, nous sommes tous un. Et un jour, il n'y aura qu'un seul monde - Telle est ma vision de l'homme. La fraternité et non la ségrégation."

Suivant:

 


"Extrait de la brochure Les Bahá'ís, publiée par la Communauté Internationale  Bahá'íe".


Précédente  |  Vers le haut   |  Suivante

Le site miroir de la revue Les Bahá'ís


Depuis que Stanlake Kukama est devenu bahá'i, dans les années 50, iltravaille à la promotion de l'harmonie raciale en Afrique du Sud. Enseignant retraité, il réside aujourd'hui à Bophuthatswana.

Pour les Bahá'is, le but de la vie est de connaître et d'adorer Dieu et de contribuer au progrès d'une civilisation en évolution constante. L'enseignante, Jennifer Fong, anime un cours de danse pour enfants de quatre ans à l'école des nations, école maternelle bahá'ie de Macao.

L'Assemblée spirituelle locale de Johannesburg, Afrique du Sud.


 

 

 

 

© Depuis 1997 www.bahai.com

Merci de votre visite