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Le projet du Chaco |
| En Bolivie, les Bahá'ís entreprennent ou parrainent plusieurs projets
distincts, comme le Centre Dorothy Baker d'études environnementales qui a aidé Primo
Pasci à créer une école maternelle dans son village éloigné sur l'altiplano.
Dans les plaines du sud-est de la Bolivie, région que l'on appelle le Chaco, les
Bahá'ís collaborent à un projet destiné à éduquer et à informer une population
d'agriculteurs pauvres, longtemps délaissés ; dans le cadre d'un programme de formation
technique et d'organisation communautaire, des idéaux spirituels sont transmis. Ce Projet Chaco, comme on le désigne
simplement, s'appuie sur les principes d'autonomie qu'encouragent les Bahá'ís. Bien que
la formation offerte dans le cadre du projet soit surtout technique -par exemple, comment
cultiver des agrumes résistants aux moisissures, planter du blé riche en protéines ou
vacciner du bétail, elle vise également les techniques d'organisation communautaire et
de décision au niveau local, comme la consultation. L'objectif est d'arriver à
l'autosuffisance par la prise de conscience collective afin de réduire la dépendance aux
conseils extérieurs.
Un aspect important de cette
approche est l'introduction de principes moraux dans les programmes de formation. "Si
les gens sont malhonnêtes, la formation à la comptabilité leur permettra simplement
d'être un peu plus malhonnêtes," dit Garth Pollack, qui a dirigé le projet entre
1968 et 1990. "C'est pourquoi, nous parlons d'honnêteté, de service et d'unité de
la communauté."
"Tout homme de bon sens qui marche sur la terre s'étonne à
la pensée que la source de sa prospérité, de sa richesse, de sa puissance, de son
exaltation, de son progrès et de son pouvoir est, selon la volonté de Dieu, cette terre
même que tous les hommes foulent aux pieds" Bahá'u'lláh |
Un aspect essentiel du projet
consiste à lancer une nouvelle conception du "leadership" conception largement
fondée sur les principes bahá'ís. "Notre approche est enracinée dans l'idée que
nous faisons tous partie d'une seule famille humaine", dit Ken Roedell, directeur du
projet.
"Nous essayons d'inciter les populations à
servir leurs propres communautés. Notre définition d'un "leader" est la
suivante: celui qui sert plutôt que celui qui est servi."
Réseau de
soins de santé primaire en Afrique
Au Tchad, les Bahá'ís ont établi un réseau de soins de santé primaires qui
touche certains des villages les plus reculés de ce pays. Basé à Sarh, le réseau se
compose d'indigènes formés aux techniques élémentaires des premiers soins de santé :
comment vacciner, donner les soins de première urgence, soigner les diarrhées infantiles
mortelles et que faire en cas de poussée de paludisme.
| " Juge équitablement, je t'en conjure
par Dieu.... Si tu nies mon existence, comment peux-tu revendiquer la réalité de ce que
tu possèdes ?" Bahá'u'lláh |
Le projet s'appuie sur l'effectif
relativement important de Bahá'ís de la région; par l'intermédiaire de leurs
Assemblées spirituelles locales, ils constituent le réseau de communications nécessaire
pour mener à bien le projet. Les agents sanitaires de villages bahá'ís travaillent
eux-mêmes à titre bénévole après avoir été sélectionnés par leur communauté
locale. Ils ont appris non seulement à donner les premiers soins, mais aussi que servir
les autres est une forme de prière.
La consultation avec leur Assemblée
spirituelle locale tend à renforcer le désir des bénévoles de servir la communauté et
encourage cette dernière à améliorer l'état de santé de la population. Cette
combinaison de facteurs a permis de diminuer le taux d'abandon des agents sanitaires de la
communauté bahá'íe au Tchad et dans plusieurs autres pays africains, ce qui n'est pas
le cas de programmes menés par d'autres organismes de santé.
"Dans certains pays africains, le taux
d'abandon des programmes lancés par le gouvernement est, d'une manière générale de 40%
à 70%", dit le Dr Ethel Martens, spécialiste canadienne de santé et membre de la
communauté bahá'íe qui a travaillé avec certaines communautés nationales et locales
bahá'íes en Afrique et en Asie. "En ce qui concerne les projets bahá'ís, le taux
correspondant en deux ans a été de deux à cinq pour cent. Au Kenya, par exemple, deux
travailleurs sur 40 ont abandonné. En Zambie, la proportion est de un sur 19. La grande
différence des projets gérés par les Bahá'ís tient à l'utilisation de méthodes de
formation en ateliers."
"Renoncer à vos propres soucis, et que toutes vos pensées se
concentrent sur ce qui est propre à rétablir les affaires de l'humanité et à
sanctifier les âmes et les curs" Bahá'u'lláh |
Bahá'u'lláh a indiqué clairement comment oeuvrer au
changement et au progrès social. Il a souligné en particulier la priorité des actes sur
les mots. "Renoncez à vos soucis personnels, et que toutes vos pensées se
concentrent sur ce qui est propre à rétablir la prospérité de l'humanité et à
sanctifier les âmes et les curs", a écrit Bahá'u'lláh,
"Vous y parviendrez par des actes purs et saints, une vie vertueuse et une excellente
conduite."
Lorsque cette idée de service désintéressé est
associée à l'idéal de société et aux principes administratifs préconisés par les
Bahá'ís, il en ressort un nouveau modèle d'action et de progrès social. Ce modèle
inclut le processus de la consultation pour construire le consensus et l'unité de la
communauté, met l'accent sur l'autonomie et l'autosuffisance, dans la mesure du possible,
et préconise une approche holistique et "de conception globale" pour comprendre
un problème et ses causes.
Outre la recherche directe de solutions aux grands
problèmes de notre temps comme l'environnement, l'éducation et la santé, les activités
menées par les Bahá'ís dans le domaine du développement visent avant tout à revigorer
l'esprit humain et à éliminer les obstacles à une coopération fructueuse et
harmonieuse entre les hommes et les femmes, quelles que soient leur religion, leur
nationalité ou leur origine ethnique.
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"Extrait de la
brochure Les Bahá'ís, publiée par la Communauté Internationale
Bahá'íe". |
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Le site miroir de la revue Les Bahá'ís |
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| Le projet de Chaco en Bolivie vise à encourager
l'autonomie en offrant une formation non seulement aux nouvelles techniques agricoles mais
aussi à la prise de décision communautaire. Andrès Fernandez, à gauche, et Rufino
Tejerina, ont tous deux suivi des ateliers financés par le projet. Ils se tiennent devant
une petite structure en bambou et feuilles de bananier destinée à protéger les
plantations d'agrumes contre le soleil - technique apprise dans le cadre du projet. |
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| Un cours du projet Chaco, en Bolivie. |
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| Distribution géographique des projets de
développement économique et social. |
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| Classe de formation financée par les Bahá'is pour les
travailleurs sanitaires d'un village au Tchad, Afrique. |
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| Les communauté bahá'ies administrent un certain
nombre de stations de radio basse fréquence comme celle que l'on voit içi en Equateur et
qui vise les régions longtemps restées ignorées par les radios commerciales. Ces
stations diffusent toutes sortes de programmes musicaux, culturels, éducatifs et locaux.
Elles donnent souvent des conseils dans les domaines de l'agriculture ou de la santé. A
l'heure actuelle, il existe sept stations de radio bahá'ies : cinq en Amérique latine,
une en Amérique du Nord et une en Afrique. Les cinq stations d'Amérique latine diffusent
toutes leurs émissions dans les langues indigènes, ce qui permet de maintenir
l'identité culturelle de chaque région. |
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