Dans tout ce système
administratif, l'accent est mis sur le groupe par opposition au pouvoir individuel. Les
individus ne cherchent pas à imposer une politique ou des règles aux institutions
bahá'íes. Les Assemblées spirituelles peuvent, le cas échéant, déléguer des
responsabilités spécifiques.Toutefois, une
élite d'individus est choisie pour ses capacités et son expérience. Ces personnes
jouent un rôle spécial dans les idées et les conseils qu'elles apportent à la
communauté.
Bien qu'elles n'aient pas de pouvoir de décision, leurs
idées et leurs points de vue sont souvent recherchés par les organes de décision élus.
Au premier plan figurent les "Mains de la Cause de
Dieu". Cette appellation a été donnée à quelque 47 personnalités dans l'histoire
de la Foi bahá'íe ; elles ont toutes été désignées par Bahá'u'lláh
ou par Shoghi Effendi. Trois d'entre elles vivaient encore en 1993 mais on ne peut plus en
désigner.
En 1968, la Maison Universelle de Justice a désigné un
certain nombre de personnes expérimentées et mûres sur le plan spirituel comme
"Conseillers continentaux" de manière à assurer la continuité des fonctions
des Mains de la Cause. Nommées pour cinq ans, elles coordonnent leurs activités par le
biais de Bureaux continentaux. Le travail de ces derniers - qui comprennent les
Conseillers résidant dans une région continentale spécifique - est coordonné à son
tour par un organisme connu sous le nom de Centre international d'enseignement. Situé à
Haïfa, en Israèl, les membres du Centre comprennent toutes les Mains de la Cause et un
certain nombre de Conseillers. Les Conseillers continentaux désignent des auxiliaires et
assistants chargés de stimuler et conseiller les communautés bahá'íes aux niveaux
régional et local. Il existe dans le monde 72 Conseillers.