| Les Assemblées nationales
et l'Assemblée internationale appliquent les mêmes règles en ce qui concerne les
élections et la prise de décision. Les
Assemblées nationales, connues sous le nom d'Assemblées spirituelles nationales, se
forment dès qu'il existe une base suffisante de communautés bahá'íes locales dans un
pays ou territoire donné.
En conséquence, le nombre des Assemblées spirituelles
nationales a augmenté en même temps que la Foi s'est développée. En 1954, par exemple,
il n'y avait que 12 Assemblées spirituelles nationales. En 1992, on en comptait 165 dans
le monde, c'est-à-dire dans presque chaque pays.
Les élections des Assemblées spirituelles nationales se
déroulent selon le même principe que les Assemblées spirituelles locales. Les
candidatures sont interdites, ainsi que les campagnes électorales ; on tient compte des
qualités morales et ce sont les hommes et les femmes qui ont recueilli le plus de voix
qui sont élus.
Ici, cependant, les électeurs sont délégués à une
Convention nationale et ils peuvent voter pour tout adulte bahá'í résidant dans le
pays. Ces délégués sont choisis chaque année à scrutin secret par les adultes
bahá'ís qui résident dans une unité électorale bien définie, mais ils représentent
tout le pays.
De même que les hommes et les femmes qui travaillent pour
les Assemblées spirituelles locales s'occupent des affaires de la communauté d'une
localité municipale, de même les Assemblées spirituelles nationales sont chargées de
l'orientation et de la coordination des activités bahá'íes dans un pays donné. Leurs
tâches vont de la mise en oeuvre et de l'administration de projets de développement
économique et social de grande envergure à l'édition de livres, l'entretien des
relations avec leurs gouvernements nationaux respectifs et la coordination de la
collaboration avec d'autres groupes religieux et organisations non gouvernementales.
A l'image des conseils bahá'ís
locaux, les Assemblées Spirituelles Nationales bénéficient des conseils des membres
des' institutions d'orientation autorisées de l'ordre administratif bahá'í.
De méme que pour leurs homologues locaux, ce sont les Assemblées Nationales qui
exercent le pouvoir de décision, tout en accordant une attention spéciale aux conseils
qui leur sont prodigués.
La Maison
Universelle de Justice
A la tête de la structure
administrative bahá'íe se trouve la Maison Universelle de Justice. Composée de neuf
membres, la Maison Universelle de Justice est élue tous les cinq ans par l'ensemble des
membres des Assemblées spirituelles nationales qui gouvernent le monde bahá'í.
Le processus d'élection est le même que pour les
Assemblées locales et nationales ; il n'y a pas de candidature et les campagnes
électorales sont interdites; les neuf personnes qui obtiennent le plus grand nombre de
voix sont élues. Comme pour les élections locales et nationales, les électeurs ne
doivent prendre en compte que les individus dont les qualités intellectuelles et
spirituelles sont reconnues.
Le processus d'élection est l'expression vivante des idéaux
démocratiques. Tout en étant une institution internationale, la Maison Universelle de
Justice est étonnamment proche de la base de la communauté. L'élection finale n'est
qu'au troisième degré par rapport à l'électeur de base : tout adulte bahá'í peut
participer à l'élection d'un ou plusieurs délégués de "son unité
électorale"; à leur tour, ces délégués élisent les membres de leurs Assemblées
spirituelles nationales qui élisent enfin la Maison Universelle de Justice.
Bahá'u'lláh lui-même a institué la Maison Universelle de Justice
laquelle occupe un rang unique dans l'Ordre administratif bahá'í. Les Bahá'ís pensent
que ses décisions en matière spirituelle sont infailliblement guidées par Dieu.
La Maison Universelle de
Justice est habilitée à légiférer sur toutes les questions que Bahá'u'lláh
lui-même n'a pas traitées. Si par exemple le développement d'une nouvelle technologie
pose un problème moral inconnu du temps de Bahá'u'lláh, il
incombe à la Maison Universelle de voir comment résoudre la question. Les Bahá'ís
croient donc que la Foi bahá'íe continuera à être guidée par Dieu jusqu'à la
prochaine Manifestation qui, selon Bahá'u'lláh ne devrait pas se
produire avant au moins mille ans.
Il est intéressant de noter que, comme les membres
des Assemblées nationales et locales, les membres de la Maison Universelle de Justice
n'ont aucun pouvoir ni autorité propres - aussi respectés et honorés soient-ils en tant
qu'individus. Ce n'est que lorsqu'ils sont ensemble, officiellement réunis en tant que
Maison
Universelle de Justice, qu'ils sont considérés
comme recevant l'inspiration divine. Le culte de la personnalité est ainsi évité.
L'accent mis sur la direction collective contre le
pouvoir individuel se retrouve à tous les échelons du systéme administratif bahá'í.
Ce sont les Assemblées Spirituelles et non les individus qui établissent la politique à
suivre et prennent les décisions qui pésent sur la vie de la communauté.
"Le but de la justice est de faire apparaître l'unité
entre les hommes. L'océan de la divine sagesse surgit de ce mot magnifique tandis
qu'aucun livre au monde ne peut lui rendre sa signification profonde" Bahá'u'lláh |
Ces décisions, toutefois, sont profondément
influencées par les conseils prodigués par les membres d'un groupe d'institutions
d'orientation qui font partie intégrante de l'ordre administratif bahá'í. Choisis pour
leurs remarquables qualités personnelles et leur mûre compréhension de la Foi, ces
hommes et ces femmes sont nommés à la fois pour conseiller les organes décisionnels de
la communauté et pour encourager et stimuler les membres de la Foi, individuellement.A
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